LE CHOIX DE BÉNIR

 

Oui!  J'ai le choix de bénir ce jour peu importe ce qu'il m'apporte.  Le bénir en entier.  Entrouvir mes yeux avec l'aube naissante.  Rêvasser et me réchauffer au contact du soleil.  M'épurer et délaver ma peine sous les gouttes de pluie.  Fixer mon étoile et fermer les yeux en remerciant pour les heures offertes en cadeaux.  Conjuguer ma vie au Présent.  Oublier l'Imparfait de la culpabilité.  Faire un trait sur le passé antérieur.  Vivre ICI et MAINTENANT en faisant le premier pas et en savourant la promenade!

 

 

Je prends aussi le temps de déballer les cadeaux qui tombent du ciel.  Parfois l'emballage n'est pas trop joli.  Je les appelle des "cadeaux mal emballés".  Quand je les ouvre...  ils ressemblent à des larmes, à des cris, à des conflits et à des remises en question.  J'en tremble de désespérance mais je prends conscience quelques jours après que rien n'arrive pour rien et que ce "NON" que j'ai ressentie est transformé en un "OUI" que je me suis dit pour grandir et regarder avec des yeux plus clairs car les larmes ont le pouvoir d'aviver mon regard et d'ouvrir mon coeur!  Dans ces cadeaux, je découvre aussi des trésors et des parchemins dont les messages de sagesse venant du fond des âges ou descendant du ciel me protègent d'un halo lumineux.  Des messages-intuitions, porteurs d'invitations à me surpasser et à grandir.  À me libérer et à papillonner!

 

 

Je prends conscience de la Divinité qui m'habite.  Elle est comme un cristal qui me miroite toutes les facettes qui me font belle et unique.  Ma Foi s'avive et les inquiétudes fondent comme neige au soleil.  Le printemps revient dans mon coeur.  L'eau vive me rend pétillante et la montagne se colore de teintes rosées.  Le sourire m'embellit et je caresse l'autre par la douceur apportée par ma sérénité retrouvée.

 

 

J'abandonne les attentes et je demande à l'Univers visible et invisible de me démontrer ce que j'ai à apprendre.  Oui!  je les cache dans le fond d'un tiroir et je peux même en perdre la clé du doute!  Je nage et je saute comme la truite qui s'excite dans le lac offert à mes yeux émerveillés.  Je me secoue et j'essaie, tout comme elle d'attraper le soleil orangé et n'en faire qu'une bouchée.

 

 

Je fais confiance en bénissant car je vais ainsi rejoindre la divinité qui brille aussi dans le coeur de l'autre.  Je laisse le Grand Architecte me démontrer ses plans au fur et à mesure.  Ainsi, je me déleste du PARAÎTRE pour enfin ÊTRE.  Je suis vivante et vibrante car je suis dans l'Énergie.  Je me déleste du ressentiment et je crois en la Puissance de l'Amour.  Cet Amour qui commence d'abord par moi car tu le sais que tu ne peux aimer vraiment que si tu as découvert le pouvoir et la beauté de ton cristal!

 

Face aux coups de vent j'abandonne mon orgueil car ne dit-on pas que l'homme n'est riche qu'en proportion de ce qu'il peut abandonner?

 

 

Plusieurs fois par jour je dis:

JE TE BÉNIS!

JE TE PARDONNE!

JE TE LIBÈRE!

JE ME BÉNIS!

JE ME PARDONNE!

JE ME LIBÈRE!

 

 

Je te dis aussi qu'il y a des bonheurs que seule la nature peut te donner.  Regarder.  Observer.  Sentir et frissonner.  Oui, la vie finit toujours par nous donner ce que l'on cherche.  Si je cherche la beauté, je la trouverai.  Si je cherche la laideur, je la trouverai aussi hélas!

 

Papie disait:  "Si tu ne veux pas de fumier sur tes souliers, n'entre pas dans l'étable!"  Donc...  rappelle-toi cette phrase qui est porteuse de grande sagesse malgré sa simplicité...

 

 

JE TE SOUHAITE UN MONDE DE RÊVES ET DE BÉNÉDICTIONS! 

 

UNE SYMPHONIE DOUCE, DES FLEURS ET DES PAPILLONS!

 

Jovette Mimeault

14 juin 2002

Tous droits réservés.

 

 

Retour aux Méditations

 

Trame musicale:  Symphonie