

Chapitre 6
Les semaines qui suivirent passèrent à la vitesse de l'éclair. Tous les dimanches, Carolle et sa famille rendaient visite à Igor qui les attendait impatiemment. Quand, au travers de la fenêtre, il apercevait la voiture qui tournait le coin, il se précipitait vers la porte d'entrée.
Simon et Laurent s'entendaient très bien avec lui. Ils lui avaient enseigné beaucoup de mots français, si bien qu'Igor pouvait maintenant se faire comprendre. Et avec son petit accent soviétique, il faisait littéralement craquer le monde. Il perdait peu à peu son air craintif pour faire place qu petit garçon vif et enjoué. Simon et Laurent apportaient souvent des jeux ou des jouets avec eux, au grand plaisir d'Igor qui n'avait jamais vu de si belles choses. Dans son pays, racontait-il, les quelques jouets qu'il possédait étaient des personnages ou des véhicules grossièrement taillés dans des morceaux de bois. Mais de voir ces véhicules aux lumières clignotantes ou ces jeux électroniques, pour lui, c'était absolument fascinant!

De temps à autre, avec la permission de Soeur Marie, ils emmenaient Igor visiter plein d'endroits merveilleux: le jardin zoologique avec tous ces animaux bizarres qu'il voyait pour la première fois de sa vie, le Mont-Royal et la vue sur la ville de Montréal, immense et tellement belle avec toutes ces lumières multicolores, la nuit. Les glissades d'eau, ah oui, qu'il s'était bien amusé dans les nombreuses glissades et dans la piscine à vagues qui déclenchait un four rire général à chaque fois que les enfants roulaient dans les vagues. Mais, ce qu'il avait préféré par-dessus tout, c'est la Ronde. En effet, quel enfant n'aimerait pas la Ronde avec ses dizaines de manèges, tous plus excitants les uns que les autres, le spectacle de feux d'artifice, la barbe à papa, sans oublier l'ourson qu'avait gagné Christian et qu'il gardait précieusement près de lui lorsqu'il s'endormait le soir.
Ce dimanche-là, le soleil était radieux et le temps était très doux. Une journée idéale pour emmener les enfants jouer au parc, suggéra Carolle. Lorsqu'ils arrivèrent au monastère, ils furent extrêmement surpris de ne pas apercevoir Igor à la fenêtre, comme il le faisait toujours. Carolle et Christian se regardèrent. Un étrange pressentiment s'empara d'eux. Ils entrèrent dans le monastère et se dirigèrent vers le jardin. Carolle se figea en voyant Igor en discussion avec un homme qui lui était totalement inconnu. Soeur Marie les vit et se dirigea vers eux.

- Est-ce l'oncle d'Igor? demanda Christian.
- Oui, en effet. Il est arrivé ce matin. Je pense qu'il vaudrait mieux ne pas les déranger. Ils sont en train de faire connaissance.
Soeur Marie les entraîna dans son bureau.
- D'après ce que nous savons, il s'agit d'un bûcheron. Il travaille pour le compte d'une compagnie soviétique qui exporte du bois d'oeuvre. Il s'appelle Ivan Koskovitch. Il n'a pas d'enfant et ne s'est jamais marié. Il a semblé très surpris d'apprendre l'existence d'Igor. En fait, les contacts avec son frère ont été coupés il y a une vingtaine d'années suite à je ne sais quel différend qui les opposait. Il a accepté de rencontrer Igor étant donné qu'il bénéficiait d'un voyage payé par l'état. Il semble intéressé à prendre le petit avec lui, surtout qu'en devenant tuteur d'Igor, il se verrait octroyer une intéressante compensation mensuelle, ce qui lui permettrait de s'établir à la ville. Enfin, Dieu me pardonne ces mauvaises pensées. Mais je me suis attachée à Igor moi aussi, et je veux avant tout qu'il soit heureux. Mais son sort n'est pas entre mes mains. C'est une affaire hautement politique entre le Canada et la Biélorussie.

Soeur Marie prit une profonde respiration. Une larme perla au bord de ses yeux.
Carolle était hors d'elle.
- On ne peut pas le laisser l'emmener. Christian, il faut faire quelque chose. Si on l'adoptait?
- Qu'en pensez-vous Soeur Marie? demanda Christian. Croyez-vous que c'est possible?
- Comme je l'ai dit, la seule façon d'empêcher Igor de partir serait que son oncle ne veuille pas de lui. Mais comment le convaincre qu'Igor serait mieux ici?
- Croyez-vous qu'il accepterait de nous parler?
- Attendez-moi ici, je vais voir.

La porte se referma doucement. Carolle arpentait nerveusement la pièce.
- Maman, dit Laurent, tu crois qu'on va pouvoir adopter Igor?
- Bien non, idiot, lui répondit son frère, le méchant monsieur veut le ramener avec lui. Je le déteste.
- Calmez-vous les enfants, leur dit Christian. Nous allons parler au monsieur. Il n'est pas méchant puisqu'il veut s'occuper d'Igor. Mais nous allons essayer de le convaincre qu'Igor a besoin d'une maman et d'un papa et de deux adorables petits frères. Espérons qu'il comprendra.

Une dizaine de minutes plus tard, la porte s'ouvrit et l'oncle d'Igor fit son entrée, suivi de la religieuse interprète. Il était d'une carrure impressionnante, et devait avoir une cinquantaine d'années environ. Ses cheveux grisonnants encadraient un visage austère.
Il s'installa sur la chaise près du bureau de Soeur Marie. La religieuse interprète lui raconta brièvement l'histoire de l'arrivée d'Igor dans la vie de cette famille canadienne, et lui parla de leur vif désir d'adopter Igor. L'homme ne broncha pas. Puis, il se mit à parler, d'une voix caverneuse.

- Ce monsieur dit qu'il vous remercie beaucoup de tout ce que vous avez fait pour Igor, dit la religieuse, mais qu'il doit revenir avec lui. Ici, ce n'est pas son pays, on ne parle pas sa langue, on ne vit pas de la même façon. C'est mauvais pour lui. Igor est le dernier descendant de la famille Koskovitch et il doit retourner dans son pays pur se marier et perpétuer son nom.
Carolle bondit sur ses pieds.
- Mais réfléchissez. Ici, il a trouvé une vraie famille. Je sais que vous voulez son bien, alors pensez à lui. Il sera bien plus heureux ici. Nous l'aimons déjà comme nos propres fils, il ira à l'école, il grandira dans un pays libre, et rien ne l'empêchera de fonder une famille au Canada.

La religieuse traduisit les propos de Carolle. Ivan se leva, se dirigea vers la porte, puis se retourna et dit:
- Non, c'est mon dernier mot. Igor vient avec moi.
Puis, il referma la porte. Le sort d'Igor venait de se jouer.


Chapitre 7
Le secrétaire à l'ambassade soviétique Youri Krouchev, tentait par tous les moyens de garder son calme. Mais enfin, 2 semaines à répéter à ces gens qu'il ne pouvait plus rien pour Igor, ça use son homme! Tous les moyens légaux avaient été utilisés. L'ambassade du Canada avait été impliquée, mais rien à faire. Les soviétiques restaient sur leur position. Si l'oncle d'Igor voulait le prendre en charge, alors pour eux, le cas était réglé!
Et voilà que maintenant, ces gens menaçaient d'alerter toute la population par le moyen des médias. Ah ces canadiens! Toujours en train de tout compliquer, se disait Youri. Bon, il ne restait que 2 jours avant que l'enfant ne s'en retourne dans son pays. Il allait enfin pouvoir retourner à son petit travail routinier sans se faire embêter toute la journée! Youri aimait bien son travail, mais il avait une sainte horreur des complications.

Quand Carolle et Christian soumirent leur idée d'impliquer les médias, Soeur Marie tenta de les en dissuader.
- Ça ne ferait qu'empirer la situation et c'est Igor qui en souffrira. Nous savions depuis le début que cela risquait d'arriver, alors il faut nous faire à l'idée. Je sais à quel point vous aimez Igor et que vous feriez tout pour pouvoir l'adopter, mais de grâce, il a déjà assez souffert dans sa courte vie, laissez-le partir sans lui faire porter le fardeau de votre douleur.

- Mais Igor ne veut pas aller avec son oncle, se rebiffa Carolle. Il ne le connaît même pas. Et je suis sûre que son oncle ne l'aime pas. Il fait cela pour l'argent. C'est injuste, c'est vraiment injuste. Mais comment se fait-il que tous ces hommes politiques ne voient pas cela? Sont-ils à ce point dépourvus de sentiments?
- Mon enfant, dans la politique, les sentiments ne comptent pas, c'est le pouvoir qui mène!

Carolle et Christian regardaient les enfants s'amuser comme si de rien n'était. Tout semblait comme avant, sauf le regard d'Igor. Son étincelle avait disparu. Désormais, il avait les yeux éteints et ne souriait plus. Il ne mangeait presque pas et faisait d'affreux cauchemars dans les quels d'horribles monstres s'emparaient de lui.
Ils avaient promis à Igor de lui écrire régulièrement. Ils lui avaient donné des photos, des objets précieux en souvenir. Ils lui avaient même donné un appareil radio et des cassettes de musique.

Le matin du départ, les yeux cernés d'avoir pleuré toute la nuit, Carolle se prépara comme une automate. Elle ne savait plus rien, elle ne sentait plus rien. Elle était brisée! Christian s'occupa d'aller réveiller les enfants et leur prépara à déjeuner. Puis, ils se mirent en route pour aller chercher Igor et Soeur Marie.
Sur le quai, Igor fixait l'immense bateau qui allait l'emporter à tout jamais loin de ceux qu'il aimait. Encore une fois, son coeur saignait. Allait-il un jour enfin connaître le bonheur?

Il virent arriver Ivan Koskovitch, ses deux valises sous le bras. Il les salua discrètement d'un petit signe de tête et esquissa un léger sourire en direction d'Igor. Celui-ci l'ignora totalement. Puis, ce fut le signal d'embarquement. Carolle aurait voulu crier tant elle avait mal.
Après de déchirants adieux, Igor monta à bord avec son oncle, son sac d'effets personnels sur l'épaule, et demanda s'il pouvait rester sur le pont pour envoyer la main. Celui-ci accepta tout en jetant un oeil sur Igor de temps à autre, pendant qu'il écoutait les consignes du capitaine, et faisait vérifier ses billets d'embarquement, histoire de s'assurer que l'enfant était toujours là. Impossible de le manquer d'ailleurs, puisqu'il portait un manteau rouge feu de pompier, cadeau de Simon, ainsi qu'un chapeau mexicain à large bord qui lui cachait pratiquement le visage. Tout le monde le regardait d'un air étrange, mais lui, il s'en moquait éperdument.

- Maman, lui dit Simon, est-ce que je peux aller attendre dans l'auto. Je trouve cela trop difficile de le voir partir, demanda Simon, d'une voix enrouée. Je vais prendre un livre dans mon sac dans le coffre arrière en attendant.
- D'accord mon chéri. Christian alla déverrouiller le coffre et revint auprès de Carolle.

Lorsque Carolle se retourna vers le bateau, elle ne vit plus Igor. Elle craignait que son oncle ne l'ait obligé à rentrer dans sa cabine. Mais non, tout allait bien, il était là, un mouchoir blanc à la main. Il avait sans doute voulu essuyer les larmes qui inondaient ses joues. Puis, la passerelle fût relevée et le bateau s'éloigna lentement.
Longtemps après, la petite famille repartit vers la maison. Lorsqu'ils déposèrent Soeur Marie au monastère, ils virent à quel point elle était bouleversée.

- J'ai consacré toute ma vie à servir Dieu, mais aujourd'hui, j'ai mal et je suis fâchée. Oui, fâchée, car je trouve tellement injuste qu'Il laisse faire une telle chose. Je ne comprends pas, vraiment je ne comprends pas.
Quelques minutes après avoir repris le chemin, Simon demanda à son père de s'arrêter car il voulait récupérer un jouet dans le coffre arrière de la voiture.

- Nous allons arriver dans moins d'une heure Simon. Patientes jusqu'à la maison.
- Je t'en prie papa, je le veux tout de suite, s'il te plaît!
- Oui, enchaîna Laurent, moi aussi je veux mon jouet.
- Bon, bon, si ça peut vous faire tenir tranquille pour le reste du trajet, c'est d'accord.
- Tant qu'à y être, je vais me prendre une couverture. J'ai de gros frissons. Probablement trop d'émotions, dit Carolle.

Christian se rangea au bord de la route et ils descendirent de voiture. Christian alla ouvrir le coffre. Figés, ébahis, Christian et Carolle sentaient le sol se dérober sous leurs pieds.
- Non, c'est impossible!
- Bonjour maman, bonjour papa, leur dit Igor de sa voix douce.
Les larmes s'entremêlaient aux cris de joie et de désespoir. Mais qu'avait-il fait? Comment avait-il pu sortir du bateau sans se faire remarquer. Impossible, il était sur le pont et envoyait la main. Il était tout le temps là. Tout le temps, sauf...

- Allez remontez vite à bord avant qu'un agent de police ne s'arrête pour nous questionner. Nous règlerons tout cela à la maison, décréta Christian.
Arrivés à la maison, Igor leur raconta comment, pendant que son oncle était occupé avec les billets, il avait offert son manteau et le chapeau à un petit garçon sur le pont, à la condition que celui-ci envoie la main à sa place, et lorsqu'ils seraient partis, il devait remettre le sac d'effets personnels d'Igor à son oncle, à titre de compensation, en espérant que celui-ci comprendrait. Puis, il était allé se cacher dans le coffre arrière que Simon avait laissé entrouvert.

Carolle et Christian regardaient Igor d'un air navré. Il était si jeune et si naïf. Comment pourrait-il comprendre qu'un homme comme Ivan ne renonçerait sans doute pas aussi facilement, et que si on le découvrait ici, toute la famille en subirait les conséquences.
- Bon, il est tard. Nous règlerons cela demain. De toute façon, Ivan Koskovitch est en route pour New York, sa première escale. Il devrait arriver demain matin, donc nous entendrons sans doute parler de lui assez rapidement.
Ils bordèrent les enfants puis Christian téléphona à Soeur Marie pour l'avertir.

- Qu'allons-nous faire? demanda Carolle.
- Je n'en sais rien, ma chérie. Je n'en sais vraiment rien. Pour la première fois de ma vie, je me sens dépassé par les évènements. Et ça me fait peur.
La nuit fut courte et mouvementée. Impossible de dormir, autant se lever, se dit Carolle après avoir tourné en rond dans son lit pendant des heures. Elle se prépara un bon café, et emmitouflée dans sa couverture, regarda l'aube se lever. Tout était calme et paisible dans la maison. Si seulement, cela pouvait durer toujours...

Les enfants passèrent la majeure partie de la journée à courir dans les champs et à attraper les grenouilles dans le petit ruisseau qui longeait la maison. Carolle et Christian avaient longuement expliqué à Igor que son oncle reviendrait sans doute le chercher et qu'il risquait d'être très fâché, mais comme tous les enfants insouciants de cet âge, Igor croyait aux miracles.
- Peut-être qu'il ne va pas s'en apercevoir. Ou bien, il va décider de m'abandonner ici. Ou bien peut-être qu'il va se perdre dans New York et ne pourra pas retrouver son chemin jusqu'ici.

À présent, après avoir pris leur collation et renversé du jus sur la belle nappe, ils étaient occupés à fabriquer un immense vaisseau spatial à l'aide de blocs, pendant que Carolle s'affairait à nettoyer les dégâts.
La sonnette de la porte d'entrée retentit. Lentement, Carolle alla répondre à la porte. À travers la fenêtre, elle avait bien vu la voiture de police et savait ce qui les attendait.

Devant eux, se tenait le sergent-détective en charge du dossier d'Igor. Celui-là même qui leur avait donné l'adresse de Soeur Marie.
- Bonjour, puis-je entrer quelques instants?
- Bien entendu.
- Bonjour Igor, tu ne me connais pas, mais moi je te connais depuis longtemps. Je suis le sergent-détective Claude Ruet. Je suis venu de la part d'Ivan Koskovitch, ton oncle. Tu sais, il n'était pas très content lorsqu'il s'est aperçu de la supercherie. Mais bon, il m'a chargé de remettre ce sac et cette lettre à Carolle et Christian. Non, non, n'aie pas peur, tu peux ici pour le moment.

- Mais que signifie tout ceci demanda Christian?
- Vous n'avez qu'à lire la lettre, tout y est expliqué.
Puis il remonta dans son auto et disparut au détour du chemin.
- Ça sent mauvais, dit Carolle, j'ai l'impression que c'est une convocation à la cour.

Simon et Laurent se tenaient en retrait. On aurait dit qu'ils craignaient la réaction de leurs parents. Et avec raison, car lorsque Carolle ouvrit le sac, elle découvrit avec stupéfaction qu'il contenait des jouets appartenant à Simon et Laurent.
- Mais je... je... je n'y comprend rien, murmura Carolle.
Elle jeta un regard en direction des enfants, tapis derrière le fauteuil.

- Venez ici, nous avons à discuter. Je veux des explications sur tout ceci et je les veux tout de suite, décréta Carolle.
- Bien, nous avons pensé que si nous donnions plein de jouets à Ivan Koskovitch, il serait riche et ainsi, il nous permettrait de garder Igor avec nous, parce qu'il n'aurait plus besoin d'argent, murmura Simon d'une voix piteuse.
Puis, les deux enfants se mirent à pleurer à chaudes larmes.

- On est désolés maman, on ne voulait pas te faire de peine. Mais, nous on s'en fout des jouets, on voulait juste garder Igor avec nous.
Carolle les serra très fort dans ses bras.
- Je ne suis pas fâchée mes chéris. Je suis même fière de vous. Vous êtes les enfants les plus généreux de toute la terre.

Christian tendit la lettre à Carolle d'une main tremblotante. Il y avait le texte qu'Ivan avait écrit, et plus bas, la traduction qui en avait été faite.
"Je suis un homme fier. Tout mon peuple est noble et fier. Mes parents m'ont appris le respect et le travail. Ils m'ont aussi appris à me méfier des étrangers. Là-bas, disaient-ils, les gens ont le coeur dur, ils sont méchants et ambitieux. Ils ont oublié les vraies valeurs. Et je les ai crus. Jusqu'à ce que le coeur pur de deux jeunes enfants me prouve qu'il existe encore des gens bons. Alors, je vous retourne les jouets qu'ils voulaient me donner. Je pense qu'ils pourront en faire un bien meilleur usage que moi."
Signé: Ivan Koskovitch
VOUS TROUVEREZ ÉGALEMENT LE FORMULAIRE D'ADOPTION SIGNÉ. JE SAIS MAINTENANT QU'IGOR NE POUVAIT TOMBER ENTRE MEILLEURES MAINS. DIEU VOUS BÉNISSE.

Conclusion
Carolle regardait l'aube se lever. Maintenant, elle savait qu'il ne faut jamais juger les gens simplement sur leur apparence. Et, tous les jours, elle remerciait Ivan.
Ses trois enfants dormaient à poings fermés alors que Christian était déjà en route pour son travail. Le soleil se leva, teinté de rouge et or, pur moment de bonheur...
Carole Perron
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