Je
trouve toujours autant de plaisir à lire tes chuchotis.
Je
suis bien contente pour Toi de voir que tu t'accroches autant à tes
rêves, à ce que tu es, à tes ami(e)s, à ce en
quoi tu crois de plus en plus.
C'est
humblement que je te dirai que j'ai un peu la même philosophie de
vie que toi. Parfois la vie nous déstabilise, mais nous nous
y accrochons.
Je
ne sais si je t'ai raconté ma vie mis à part le deuil de Mon Seul
Grand Amour et les difficultés que j'ai avec le père de ma fille,
mais elle n'a jamais été un long fleuve tranquille non plus...
J'ai
vécu tant d'épreuves successives dont à moindre que cela,
beaucoup ne se remettraient pas.
Conclusion
: je me sens plus forte et plus riche intérieurement aussi que
beaucoup et parfois cela m'éloigne des gens au lieu de me
rapprocher d'eux...
En
fait, je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire mais
là je repense à ton texte "Mardi-Gras" que j'ai lu
récemment et qui m'a bouleversée car je me suis reconnue dans ses
lignes. Bien souvent, j'ai ressenti cette situation que tu
décris parce que moi non plus je ne porte pas de masque et que je
refuse d'en porter. Souvent les autres me jugent et cela crée une
exclusion que je provoque peut être... préférant cela
à l'hypocrisie.
(Pour
lire ou relire MARDI GRAS... un click sur la fleur!
Et
puis j'ai lu aussi grâce à ton lien sur le site de Michèle Morgan
ses méditations-réflexions sur "Apprivoiser
sa souffrance" et je me rends compte que d'être riche
intérieurement peut aussi isoler du monde apparent...
Je
découvre que ce que je ressentais moi et qui parfois m'inquiétait,
est normal en te lisant.
Cela
veut dire aussi que dans nos contacts et relations avec les autres,
nous sommes plus sélectifs et plus exigeants.
Je
pensais parfois que j'étais en cause et coupable de ne pas tenter
d'apprécier ces gens de la société qui font du "vent"
et du "paraître", et je découvre jour après jour que
c'est parce que j'ai fait le choix d'être authentique que je suis
ainsi et je l'accepte de mieux en mieux, m'en félicitant même
plutôt que de m'en sentir coupable comme auparavant. Et cela c'est
grâce à la douloureuse perte que je viens de subir dans mon coeur
et mes entrailles, car perdre l'Homme de sa vie par décès, c'est
aussi perdre une partie de soi.
J'ai
beaucoup réfléchi sur tes textes parlant de la relation que tu
avais avec ton mari et ce qui est arrivé dans votre couple.
Cela
m'a profondément troublée parce que je m'étais faite une image
idéale de votre couple d'après les textes que j'avais lus sur ton
site quand tu parlais de ton mari et de ses enfants que tu
élevais... De tout cet amour que tu donnais à chacun.
Je
ne t'ai pas écrit grand chose jusqu'ici pour te remonter le moral
à ce sujet, parce que j'étais moi-même étonnée/perturbée de
cette "trahison" et de ce revirement soudain. Au
nom de l'Amour, cela me blessait...
Mais,
en continuant à te lire au fil du temps et en réfléchissant aussi
sur ma vie, je me suis dit que bien souvent on confond Amour et
"?" je ne sais comment définir ce qu'on pense éprouver
et ce que l'on croit que l'autre éprouve pour soi. Il y a bien
souvent de l'intérêt mêlé à cette relation et pas uniquement de
l'Amour pur et qui ne demande rien d'autre que de l'authenticité en
échange...
Moi
aussi je me suis faite leurrer auparavant par des hommes. Tout
d'abord par mon ex-mari d'une façon bien entendu différente, mais
pourtant douloureuse. Et puis ensuite, dans une relation que
j'ai eue avec un homme qui m'a salie psychologiquement. Il me
détruisait pour me garder son esclave... C'était un pervers
souffrant en plus de maniaco-dépression. Comment ai-je pu ne
rien voir venir et croire que je l'aimais ?
Pourtant
malgré cela, j'ai rencontré un GRAND AMOUR qui a été comme un
sauveur et qui m'a remise sur les bons rails de ma vie : WOOD !
Là
je sais que c'était vrai, non intéressé et sain. Et grâce à
cette rencontre et l'Amour que Wood m'a offert, j'ai ouvert les yeux
et je crois à nouveau à l'Amour Véritable.
C'est
pourquoi je tenais à te dire que tu as bien raison de croire encore
à l'AMOUR.
Il
viendra bien un jour croiser ta route pour de vrai et ne te
demandera rien en échange que la réciprocité.
Tu
es tellement belle intérieurement et pas mal non plus physiquement
d'après les photos que j'ai vues de toi sur Mousseline et Dentelle.
Simplement,
parfois il est long à trouver (j'avais mis plus de 6 ans à le
trouver depuis mon divorce). Maintenant qu'on est
capable de reconnaître ceux qui veulent galvauder ce sentiment...
on repère plus vite les imposteurs, je dirai même qu'on les flaire
et c'est pourquoi la perle que l'on cherche est difficile à
trouver, parce que dans ce monde il y a tellement de cailloux et si
peu de perles !
Mais
ne pas abandonner sa quête et y croire permet aussi de faire des
rencontres merveilleuses et riches d'échanges...
C'est
ainsi que sur le Net j'ai rencontré virtuellement des gens qui
valent le détour : Toi, et quelques autres avec qui j'adore
échanger.
Voici
maintenant une sorte d'analyse que j'ai écrite un jour sur les
erreurs de ma vie, qui te permettra de mieux me connaître et qui
aidera sûrement d'autres personnes qui me liront...
1964
: Naissance d'une petite Evelyne sous le signe du Poisson, devenue
Eve dans le coeur et les yeux du seul l'Homme qu'il l'a vraiment
aimée.
1983
: Mariage pour une durée de 12 ans sans amour, dans la pitié et le
chantage. Il était alcoolique et je ne l'avais pas vu.
Puis ensuite, en le découvrant j'ai cru que je pourrais
le guérir... mais je n'ai pas su... ÉCHEC - DOULOUREUX CONSTAT !
Je
me suis mariée à 19 ans, pourquoi ?
Je
n'étais pas heureuse chez mes parents. J'étais complètement
frustrée. Je n'avais aucune liberté, aucune écoute, aucune
affinité. Je n'étais pas comprise et je n'avais pas
l'impression être aimée... Ma mère m'avait laissé
approcher un seul homme dans le voeu de me marier pour que je ne
sois plus à charge, et cet homme-là au début je suis sortie avec
lui pour pouvoir approcher le monde extérieur, sortir, voir mes
copines et copains. Or, il m'a très vite demandé en mariage
en me disant : "Si tu refuses, je me tue
!". J'essayais de lui expliquer que je n'étais
pas amoureuse mais il ne voulait rien entendre. Il me disait
et redisait: "Moi je t'aime et ça suffira!"
J'en ai parlé à ma mère et sa réponse fut: "T'assumes
!" De toutes façons, on m'avait tant répété que je n'étais
bonne à rien, que je resterais vieille fille, et c'était peut
être ma seule chance de défier une de leurs
affirmations... Je me suis mise à penser que cela ne pourrait pas
être pire que chez mes parents. Je n'avais ni travail, ni
ressource. Nous habitions dans un trou perdu de province,
mais si je me mariais mes parents me cédaient
contre achat par prêt que j'ai contracté à
19 ans à ma banque bien entendu, leur
commerce. J'étais naïve et je n'avais aucune estime de
moi-même... Alors, j'ai assumé à 19 ans le mari, le commerce, les
emprunts et toutes les responsabilités d'une affaire
moyennement rentable vu les dettes que j'avais acceptées !
Dans
mon mariage, je ne me suis pas crue forcément investie d'une
mission. Je voulais sauver ma peau c'est tout! Si je le
quittais, il menaçait de me tuer et de se tuer... À
l'époque je n'entendais à la radio que les annonces de tant de
drames familiaux de ce type... bizarre ! Bien entendu, j'ai tenté
de lui faire prendre conscience qu'il buvait et qu'il fallait qu'il
se soigne, mais c'est moi qui était folle, et personne ne voulait
m'entendre...
Alors
sans autre repère, sans ami(e)s, je pensais que c'est moi
qui était anormale de ne pas me trouver heureuse alors
qu'il était malgré tout gentil avec moi quand je ne parlais pas de
le quitter et quand je faisais semblant de l'aimer.
Et
puis, je suis devenue mère, j'ai changé, j'ai évolué
professionnellement, j'ai rencontré d'autres gens de milieux moins "médiocres"
(je reconnais que c'est péjoratif, mais tant pis j'assume) et j'ai
découvert que mes aspirations étaient saines et normales... Alors,
peu à peu le courage de le quitter m'a envahie.
J'ai
eu un enfant, parce que je voulais me prouver que j'étais capable
d'être mère (ce n'est pas une raison valable je sais !) et comme
je n'avais encore aucun espoir de pouvoir le quitter, j'ai cru que
je n'avais pas le choix : il en serait le père. Oui, je
voulais connaître cet accomplissement. Aujourd'hui mon plus
grand regret est de n'avoir pas su choisir un autre père... mais
comme me le disait José : "Si ta fille avait eu un autre
père, elle ne serait pas celle qu'elle est, et elle est fabuleuse,
il n'y a rien à changer en elle !" et il avait
raison. Ma fille est adorable, je ne voudrais en aucun cas
changer quelques chose d'elle oh non ...!
La
maternité m'a sans doute transformée. J'ai enfin trouvé le
courage de me séparer, il fallait que je protège surtout mon
enfant de cette alcoolémie destructrice. Il a bien entendu
tenté de m'impressionner par des insultes et le médecin a du
l'interner pour me protéger et peut être éviter un crime et un
suicide collectif... Il est ressorti trois jours après et j'ai dû
m'enfuir loin de lui. Cela fait 8 ans et il est toujours
alcoolique et il dit toujours qu'il va "se tirer une balle dans
la tête" c'est aussi ainsi qu'il m'avait demandé en
mariage...
J'ai
donc quitté cette vie, soulagée de retrouver ma liberté. Et
heureuse d'avoir une si magnifique enfant.
1995
: Divorce ! Dépôt de bilan d'une entreprise que nous avions
achetée. J'ai passé le détail de mes différents déboires
professionnels précédents : mes parents au bout de trois ans m'ont
repris le commerce, je me retrouvais donc sans job, sans chômage et
sans formation. J'ai dû travailler de porte-en-porte à vendre des
encyclopédies, puis à l'usine pour me payer une formation de
secrétaire. Ensuite, mon ex a voulu avoir son
entreprise, un Garage Auto. Alcoolique, il n'a rien
assumé et il est retourné au bout d'un an comme salarié.
J'ai donc du gérer le garage pour éviter le dépôt de bilan et
rembourser les banques sinon notre maison aurait été saisie.
Oui! j'ai donc géré seule pendant 3 ans ce garage dans
un monde de machos. En demandant le divorce évidemment j'ai
entraîné une faillite personnelle mais ma
Liberté était à ce prix. Ouf !!! Je revivais
enfin! Le ciel était bleu ! Le monde m'appartenait...
J'ai trouvé un poste de secrétaire commerciale salariée.
1998 : 3 Ans après, j'ai rencontré un homme qui
vivait à Paris dont la sensibilité me touche. Il était
malheureux, très artiste, très rêveur et il vivait dans une autre
bulle de rêves. Son plus grand désir était de me rendre
heureuse me disait-il... J'ai donc entamé une relation avec lui, il
était cultivé, intelligent et sobre... Il avait un bon
métier. Il aimait aussi la musique et composait à ses temps
perdu. Il me jouait de la guitare et j'ai cru tomber
amoureuse...
Mais,
je suis plutôt tombée dans un autre enfer ! Il m'a fait
payer tous les malheurs de son enfance. ll disait : " Il a
fallu que je choisisse ou d'être victime ou d'être bourreau
quand ce salaud à 10 ans m'a violé. J'ai choisi d'être un
bourreau et toi tu es et seras désormais mon
esclave"...
Entre
l'amour et la haine, il n'y a pas beaucoup de différence, je
crois... Je voulais m'enfuir à nouveau mais j'étais devenue
dépendante de ses caprices et parfois il était si gentil, si
fragile, si petit garçon... Je n'en avais pas la force seule... Mon
psy m'a dit qu'il avait toutes les caractéristiques d'un
psychopathe. C'est pour lui que je suis allée vivre à Paris
entre autre.
Je
m'étais donc investie encore une fois dans une relation
désastreuse. Comment cela a pu arriver ? Sans doute parce que
j'étais tout de même restée sur un échec, celui de n'avoir pas
pu sauver de l'alcoolisme mon mari car j'en portais la culpabilité
avec le sentiment de n'avoir pas su trouver ce qu'il fallait faire,
de n'avoir pas su l'aimer, alors je voulais me prouver
peut-être que je pouvais aimer et sauver un autre
homme. Je me disais aussi que si j'en sauvais un autre, je me
rachèterais ainsi... Étrange en fait comme réaction... J'ai bien
l'impression que ce sont des traces malsaines d'une éducation
judéo-chrétienne. Quand j'ai rencontré cet homme que je
nommerai LB, j'ai tout de suite senti qu'il avait un profond
mal-être, mais comme lui était intelligent, j'ai cru vraiment
qu'il m'écouterait et que je changerais sa vie et son désespoir...
peine perdue ! Je voulais être utile à quelqu'un et peut-être
aussi me faire aimer d'un homme cultivé, sobre et intelligent.
Et le plus grave c'est que je m'étais persuadée
que de toute façon un homme sain et normal ne m'aimerait jamais car
je ne le méritais pas... et c'est de cela que José m'a aussi
sauvée pour toujours.
Je
ne savais pas au début que LB n'avait pas non plus envie de
changer. Maintenant je sais qu'on ne change personne et on ne peut
aider personne s'il ne décide pas lui-même de prendre son sort en
mains.
En
septembre 2000, il m'avoua qu'il avait une autre maîtresse mais
qu'il ne voulait pas me quitter. J'ai omis de dire qu'il vivait chez
sa femme et qu'il me promettait depuis le début de notre rencontre
de la quitter pour venir vivre avec moi. J'étais déchirée entre
la colère et la haine, la déprime et la vengeance... Mais je
m'accrochais ...
Sept 2000
: sur le Minitel : je m'évadais, je dialoguais avec d'autres
hommes. Un homme s'intéressa à ma souffrance, m'écouta, ne
me jugea pas. Il m'a dit qu'il aimerait devenir mon Prince
Charmant. Le vrai!
Pendant
deux mois nous avons correspondu par des messages, nous nous
attachions sentimentalement l'un à l'autre (il était papa de 3
fils et il était en train de divorcer à ce moment. Puis,
nous nous sommes rencontrés le
26 Nov 2000 : COUP DE FOUDRE ! Wood était beau, il était
intelligent, il était tendre, calme, équilibré, mature presque
sage... Nous nous sommes revus car notre Amour grandissait de jour
en jour. Il m'aimait telle que je j'étais et il était
toujours soucieux de mon bien-être... C'est grâce a son
Amour Authentique que je me suis détachée totalement
de l'homme qui me faisait vivre un enfer !
J'étais
heureuse enfin tellement heureuse! Je venais de faire
la rencontre de mon âme-soeur! De celui qui me protégeait,
de celui qui ne m'a donnée que du bonheur. Il me remerciait
sans arrêt pour la femme que je j'étais, pour le bonheur, le
plaisir et les joies que je lui donnas. Ma fille est tombée
aussi sous son charme, elle l'adorait ! Huit mois
de bonheur intense au présent, nous savourions enfin le vrai sens
de l'Amour et puis hélas le...
08
juin 2001 :
Mon Amour rentrait alors d'un rendez-vous professionnel. Il
était brillant et il était chef d'entreprise et tout son entourage
l'appréciait à sa juste valeur. Que s'est-il
passé? La vitesse peut-être? car il perdu subitement
le contrôle de sa voiture et il a heurté un arbre. Cet accident
lui a été fatal. Son âme s'est envolée aussitôt au paradis.
Horreur ! Désespoir ! Colère ! Hargne ! Douleur horrible ! Je
voulais le rejoindre, mais c'était impossible car j'ai une fille et
pour Elle seulement pour Elle, je n'avais pas
le droit de partir !
Alors je me suis accrochée à la vie et je lui ai fait cette
promesse de continuer à poursuivre mes rêves. De continuer
à lui offrir mes sourires, mes pensées roses, mes espoirs pour que
de là-haut il puisse en profiter à travers moi. Je l'aime
tant, je veux que son âme soit en paix et qu'il puisse
poursuivre vers la Lumière et la Grandeur. Je dois le laisser
partir vers son Autre Mission dans cet Autre monde par amour pour
lui. Jour après jour, je commence à accepter son
départ et à penser à ma vie et à celle de ma fille.
Mais plus jamais je ne veux prendre le moindre risque quant à mon
futur bonheur.
Je m'habitue à cette solitude. Je parle à mon Angel's
Love. Mon coeur est habité par l'amour inconditionnel qui
m'unit à lui pour l'éternité... Tout ce que j'ai aimé de lui, je
le fais germer en moi et je grandis jour après jour. Je
m'occupe de moi et de ma fille... Je lie des amitiés avec des gens
qui ont connus la souffrance. Je leur fais part de ma
philosophie sur la vie :
Mon Ange est venu dans ma vie pour me remettre sur les bons
rails de la vie ! Je lui dois tant ! Que serai-je devenue si je ne
l'avais pas rencontré ? Il ne m'a pas laissée seule car moi qui
n'ai pas d'atomes crochus avec ma famille, j'ai rencontré
la sienne. Sa maman avec qui je partage une relation
de tendresse car cette maman est lumineuse et m'irradie de son doux
visage. Ses 3 fils sont des garçons adorables et leur maman
est devenue ma soeur de coeur, ma meilleure amie !
Oui
la vie parfois nous réserve bien des surprises. Des
plus cruelles comme des plus belles !
Pour l'instant je me protège car j'ai trop souffert et je
protège l'avenir de mon unique enfant.
Voilà
Jovette ce qu'a été ma vie jusqu'ici.
Je
me suis permise de te la raconter puisque tu m'as fait aussi
l'honneur de quelques confidences sur ta vie dont je te remercie.
Jamais
je n'ai été sans doute aussi bien avec moi-même que
présentement. Et ce n'est pas un hasard !
Je
te souhaite une bonne vie pleine d'amitié, de paix et de
projets !
PS
: Tu as bien raison de vouloir découvrir une autre région où tu
pourrais t'installer à nouveau et reconstruire ton CHEZ TOI, le
vrai, le TIEN.
Extrait
du "Livre de la Vie"
"La
pensée peut être un germe de vie ou de mort.
Elle
doit être un germe de vie.
Il
faut se battre avec soi, pousser au dehors ses pensées noires qui
envahissent l'esprit comme un brouillard tenace.
Il
faut que la pensée soit un appui à la vie, une source de vie.
Il
faut vouloir faire naître des pensées claires.
Si
on ne peut pas, si un temps la force manque, alors il faut refuser
de penser, s'étourdir de bruits et d'images, d'actions et de voix.
Il
faut vouloir s'aider à vivre.
Et
parfois avoir le courage de fuir.
Il
ne faut pas que la pensée soit un venin.
Il
ne faut pas nier la vie en parole ou en pensée."