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SUIS CIDE
Suis
Cide
Les
enfants mal-aimés ont appris à mentir Autant
que faire se peut, n’hésitent pas à séduire Se
servant de leur corps, mettent leur coeur en péril Et
l’instinct malicieux piège sa proie facile
Les
transmetteurs traduisent, en doublant de faiblesse Cette
longue saison bien tassée de tristesse Par
une envie de fuite, sauter sans reculer À
force d’abandon ne savent qu’abandonner
Être
là comme écoute est souvent rassurant Pour
cet être torturé d’un manque bien évident Sans
parole, sans question et surtout sans jugement Cette
présence est une force comparable aux calmants
Sans
ce baume sur la plaie, le retour est moins sûr Cette
vie qui défend une cause qui perdure Laissant
bien Me Cide décider du verdict Le
moral épuisé, on lâche tout, on abdique
Disparu
le courage en ce geste de détresse La
fatigue, l’amertume et besoin de tendresse Dominaient
l’insoutenable de trouver un coupable Laissant
proches perdus, tristes, inconsolables
Rejoignant
grands-parents, une nouvelle façon Changement
apaisant dans la continuation En
plus calme, en plus grand et combien plus léger Car
des ailes de lumière c’est moins lourd que l’acier
Josette
Miron 15
novembre 2001
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